Athée-sur-Cher - La Halbutterie

Historique du nom: L’Haquebutrie (1813, acte Boiron/Athée-sur-Cher), La Halbutterie (1826, 1947, Cadastre), La Halbutterie (2014, Carte IGN).
En 1656, il appartenait à Christophe Petiot, sieur de Laluisant, archer du roi; en 1724, à Henri Petiot de Laluisant; en 1813, à Henri-Émeric Petiot de Laluisant, décédé le 16 mars de cette année.
Henri-Émeric Petiot de Laluisant, époux de Victoire Petit, en avait eu un fils et quatre filles. Deux étaient mariées à des meuniers d'Athée et de Bléré, une autre à un boulanger d'Azay-sur-Cher, la dernière, Louise, s'était unie à un cultivateur, Étienne Roy. Le 7 septembre 1813, la succession fut réglée en leur présence par Me Boiron, notaire à Athée. Les biens, évalués à 6.290 francs, furent divisés en cinq lots. Si Louise et son mari Étienne Roy, qui habitaient déjà la ferme, conservèrent leur part, les autres héritiers ont échangé ou vendu la leur. Ce fut ainsi que le 19 juillet 1824, Henry Petiot de Laluisant, menuisier, vendit la sienne qui comprenait le pigeonnier à François Deniau, vigneron. A la confection du cadastre de 1826, La Halbutterie apparaissait divisée en trois familles: Roy, Deniau et Pierre Brisson. Ce dernier avait déjà, en 1813, une communauté dans le pressoir et au four dans la boulangerie. Ce dernier fut racheté, le 19 octobre 1830, par Étienne Roy.
Étienne Roy et sa femme firent donation partage, le 31 janvier 1842, à leurs cinq enfants. En 1899, l'immeuble quitta définitivement le patrimoine des descendants d'Henri Petiot de Laluisant lorsque Alexis Roy et Louise Rossignol, sa femme, vendirent ce qui leur appartenait à Auguste-Sylvain Fouassier, le 26 octobre. Celui-ci, veuf de Louis-Désirée Héron, s'était remarié à Julie-Désirée-Joséphine Roger. Ils partagèrent entre leurs trois enfants, nés de ces deux alliances, le 7 mai 1913. Mais Georges, qui eut La Halbutterie, mais habitait La Varanne à Azay-sur-Cher, fut tué à Verdun le 25 mars 1916. La ferme passa alors à Robert Fouassier. La succession de Léon-Auguste-Toussaint Brisson, descendant de Pierre Brisson, décédé à Athée-sur-Cher le 17 décembre 1946, ayant été déclarée vacante, Robert Fouassier se rendit adjudicataire des parcelles lui appartenant, constituées notamment de la fuye en ruines. Le 31 décembre 1965, M. Fouassier vendit le domaine à René Fournier.

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